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Histoire

Avant 1700, le Sud fut d’abord un « quartier réservé » interdit à la colonisation, avant de susciter des possédants-terriens puis de futurs industriels. La colonisation et le peuplement de Saint-Pierre ainsi que  de sa région sont liés à la culture du caféier et à la production de café destiné au marché français. Le café puis la canne firent d’elle une des régions les plus prospères de l’île. L’agriculture et l’industrie sucrière firent la fortune de Saint -Pierre comme celle de quelques grandes familles. Dès 1720 de Saint-Paul, se fait une percée à travers bois, jusqu’à la rivière d’Abord. Tout ce que comprenait de gens dynamiques se précipite vers cette nouvelle région et dès 1727, tout le village d’Abord est morcelé. En 1730, les habitants de d’Abord réclament une église pour leur service. Devant leur insistance, la construction d’une chapelle est décidée sur la rive gauche de la Ravine Blanche. Elle prend le nom de Saint-Pierre, l’un des  prénoms du gouverneur de l’époque  Pierre-Benoist Dumas.
Ouverte le 7 janvier 1932, elle sera desservie par l’abbé Carré, officiant aussi à Saint Louis.  Ce dernier deviendra Curé de Saint-Pierre en 1737.
Le 11 mars 1732, le gouverneur Dumas donne l’ordre à Choppy-Desgranges, commandant  de dresser le plan de la ville qui formait un damier mais qui resta dans les cartons jusqu’en 1735, date de l’arrivée du gouverneur Mahé de Labourdonnais. A cette époque le quartier d’Abord était un vaste plateau boisé privé d’eau. Malgré ce manque d’eau et la sécheresse, les terres reconnues excellentes, furent concédées, et la partie basse couverte de caféiers. Quelques constructions s’élevèrent et certains bâtiments étaient percés de meurtrières pour parer aux attaques des forbans et des noirs marrons.
Le 16 avril 1736, Gabriel Dejean, Secrétaire du Conseil Supérieur fait planter une grosse roche marqué d’une croix et d’un A, d’où il trace la rue du Commerce (rue Auguste Babet), le long de la rivière jusqu’à la borne B éloignée de 300 gaulettes (1 500 m) de la borne. Puis de A, en allant à la Ravine Blanche, il ouvre une ligne de 448 gaulettes (2 290 m) la rue du Four à Chaux qui s’arrête à 110 pieds de la Ravine Blanche. Des rues de 30 pieds de large (10m) sont ouvertes.  Les rues parallèles à la rue du Four à Chaux sont distantes de 50 gaulettes (250m)  et les rue parallèles à la rue du Commerce (Auguste Babet) de 25 gaulettes.

Le 8 septembre 1736, le gouverneur Labourdonnais confirme officiellement en Conseil la création du quartier de Saint-Pierre. Gabriel Dejean, Secrétaire du Conseil Supérieur, est nommé Commandant de la nouvelle circonscription. Il préside à la naissance de la ville, lance la construction des magasins de la Compagnie (Hôtel de Ville actuel), du Vieux Gouverneur en même temps que des Marines  sont établies à côté du barachois, sur le petit bassin pour le transit des marchandises. En 1751, le site actuel de l’église de Saint-Pierre sera définitivement établi avec la donation de son terrain par Gabriel  Dejean, sur le bord de la Rivière d’Abord.. Le 1er août 1790 est crée la commune de Saint-Pierre. Elle est vaste, allant de la Rivière Saint-Etienne à celle des Remparts. En 1818, trois Saint-Pierrois, Frappier de Montbenoît, Augustin Motais se concertent pour mettre au point un projet de dérivation des eaux de la Rivière Saint-Etienne vers Saint-Pierre par un canal situé aux alentours de la cote100 (Bois d’Olive/Ligne Paradis). En 1825, le Canal Saint-Etienne, long de 17 kilomètres, apporte à la commune l’abondance d’eau qui lui manquait jusqu’alors pour son développement. Elle n’avait auparavant que la source de la Rivière d’Abord pour tout approvisionnement. En 1826, la commune compte 30 229 habitants, soit rien que moins que le tiers de la population totale de l’île.  Le plan le plus complet de la ville au milieu du 19ème siècle est celui de Louis Maillard (1857).

La première zone industrielle de Saint-Pierre est créé en 1970. Elle occupe un peu plus de dix hectares à Ravine Blanche.



 
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